Réflexions et analyses soft skills

Il vaut mieux travailler ses qualités ou ses défauts ?

Je me suis souvent demandée s'il valait mieux travailler à essayer de gommer ses défauts ou approfondir ses penchants naturels ? J'ai acquis la conviction qu'il valait mieux travailler ses qualités.

Je me suis souvent demandée s’il valait mieux travailler à essayer de gommer ses défauts ou approfondir ses penchants naturels ?

Lorsque, pour la première fois, je me suis demandée à quoi on pourrait inscrire nos enfants comme activités extra-scolaires, je l’avoue, ma première réaction a été de chercher plutôt des activités qui pourraient développer des compétences qu’il me semblait leur manquer.

Je me disais que chercher à compléter leur palette de compétences était plus enrichissant.

Par exemple, j’ai pensé que la musique serait une bonne aide pour enseigner à mes aînés le sens du travail et de l’endurance.

Autant vous dire que ca a été un échec.

Pas totalement, si je suis honnête.

Mais ca n’a vraiment pas été facile.

Pour eux.

Et pour nous.

Après quelques années de réflexions (et d’expérimentations variées :-)) sur le sujet, je suis désormais convaincue que travailler sur ses défauts est une bêtise.

Ce n’est pas agréable.

C’est douloureux.

Et puis, on ne deviendra jamais excellent.

Alors que si on travaille ses qualités… tout change.

On prend du plaisir.

On n’hésite pas à passer des heures et des heures, sans effort, sans même s’en rendre compte.

Et on devient bon. Excellent même.

On prend confiance en soi.

En travaillant ces qualités, les défauts perdent de leur importance.

Et devinez quoi ?

On s’améliore aussi sur les points qui nous faisaient défaut.

Et ca se fait tout seul.

Parce qu’on sent qu’on en a besoin.

Parce qu’on est porté par le désir d’avancer.

Parce que lorsqu’on ne cherche plus à vaincre une difficulté, on apprend à la contourner, on l’apprivoise.

On apprend à collaborer avec d’autres qui, eux, sont forts précisément là où nous ne sommes pas bons.

Et donc, globalement, on en sort grandi.

Mais alors, pourquoi cherche-t-on à réduire nos défauts ?

Je pense que c’est à cause de l’école.

L’école nous formate : il faut être bon partout. Nous devons travailler toutes les matières de la même manière.

Même celles qu’on n’aime pas.

Pourtant, tout le monde ne deviendra pas médecin. Tout le monde ne deviendra pas scientifique.

Ni artiste. Ni écrivain.

Certains ont plus l’esprit logique. D’autres ont plus l’esprit littéraire.

C’est ce qui fait notre diversité.

En plus, c’est douloureux pour un littéraire de faire des exercices scientifique. Et inversement pour un scientifique…

Quel dommage que le littéraire ne puisse pas suivre son penchant très tôt. Peut-être rate-t-on des écrivains vraiment brillants qui ont été contrariés dans le développement de leur talent ?

On a tendance à vouloir que tous les élèves soient bons dans toutes les matières.

Mais c’est dangereux et inutile.

Un monde rempli d’êtres humains identiques n’aurait aucun intérêt.

Votre enfant aime lire, dessiner, jouer de la musique, faire du sport ?

Soutenez-le dans ce chemin créatif !

Aidez-le à développer ses compétences – sans l’y obliger : vous l’aiderez à avancer vers le bonheur.

Un enfant heureux est un enfant qui parvient à mettre à profit sa créativité dans un domaine qui lui plait.

Et, de manière générale, c’est aussi vrai pour les adultes.

Notre temps sur cette planète est limité.

Pourquoi passer du temps à essayer d’effacer des choses que nous n’aimons pas ?

A travailler des compétences qui ne viennent pas naturellement.

Nous avons tous des défauts.

Oublions-les !

Concentrons-nous sur nos qualités. Faisons-les grandir.

Passons du temps sur ce que nous aimons.

Faisons passer à nos collaborateurs le plus de temps possible là où ils excellent.

Les résultats dépasseront nos attentes.

Christine Lewicki, dans son livre « Wake up ou comment arrêter de vivre sa vie à moitié éveillé » rappelle qu’il est « urgent de mettre nos centres d’intérêts et nos dons au coeur de nos vies.(…) » et de chercher « à mettre le plus possible de ces choses au coeur de notre quotidien, dès demain. »

C’est en le faisant sans attendre que nous serons les plus heureux et les plus utiles au monde.

Dès demain.

À propos Valérie

Je m’appelle Valérie, je suis mariée, mère de 3 enfants, et entrepreneure. J’ai co-fondé WeNow, une start-up qui vise à réduire l’impact des déplacements en voiture sur la planète. Pour en savoir plus sur cette aventure : wwww.wenow.com Multi-passionnée, je m’intéresse en particulier à la pédagogie, au développement personnel et à tout ce qui touche aux sciences comportementales ou aux travaux sur le cerveau. Fin novembre 2018, j’ai suivi le forum « Wake up, ou comment arrêter de vivre sa vie à moitié endormie ». J’ai décidé que je voulais vivre une année extraordinaire. Pour cela, je pose des actes à la hauteur de mes ambitions, pour être « le changement que je veux voir dans le monde » comme le suggérait Gandhi.

2 comments on “Il vaut mieux travailler ses qualités ou ses défauts ?

  1. Quelle joie de lire cette invitation !
    Convaincue aussi qu’il y a une place pour chaque talent … à exprimer donc !

    Aimé par 1 personne

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