Plaisir d’apprendre : au miroir des parents…

Nos bout’chous imitent tout ce que nous faisons. Et absorbent comme de véritables éponges. Une étude menée par l’Université Ben-Gurion (Israël) démontre que l’attitude des parents a autant d’importance importante que celle des enfants dans la motivation des enfants à faire leurs devoirs. Alors… si vous n’aimez pas apprendre… pourquoi aimeraient-ils, eux, apprendre ?

Choisissez votre vocabulaire

Le vocabulaire que vous utilisez sur l’école, les idées que vous partagez sur l’intérêt des matières… tout cela a une influence sur vos enfants.

Ce sketch de Florence Foresti me parait assez bien illustrer cette idée 🙂


Bon, c’est clair, c’est pas facile. Mais, lorsqu’on dit « Fais tes devoirs ! », « As-tu fait tes devoirs ? », « C’est l’heure des devoirs ! » on sous-entend qu’il y a une contrainte dont il faut se « débarrasser » avant de pouvoir faire des choses intéressantes. « Faire ses devoirs » n’est pas vraiment une phrase qui donne envie.

Lorsqu’on dit à son enfant, en pensant renforcer notre complicité « Moi non plus, je n’aimais pas cette matière », ou « moi non plus, je n’étais pas fort dans cette matière », on ne lui fait pas du bien. Il risque de se dire « Oh, s’il n’y réussissait pas non plus, je ne risque jamais de comprendre. J’abandonne. » Qu’est-ce que vous pourriez lui trouver d’intéressant, maintenant que vous êtes adulte ? 

Le rôle des parents n’est pas de faire faire les devoirs, ni de les corriger, mais de créer un climat propice pour que l’enfant puisse travailler dans le calme, et se responsabiliser. Alors, pour créer ce climat propice, la première chose est d’utiliser un vocabulaire qui donne envie.

Apportez de l’enthousiasme

« Apprendre, c’est s’accroître ; apprendre, c’est agrandir sa vie. »

Antoine Albalat

Soyez toujours enthousiaste en parlant d’apprentissage. Questionnez-le sur ce qu’il apprend, intéressez-vous sincèrement à ses découvertes. L’enthousiasme est contagieux. En vous montrant enthousiaste, vous aiderez votre enfant à développer son goût d’apprendre et sa confiance en lui.

A l’inverse, évitez le stress, la tension. « Comment peut-on imaginer qu’un enfant ou un adolescent construise la confiance en soi nécessaire pour prendre plaisir à ses apprentissages, lorsque les personnes qui comptent le plus au monde à ses yeux le regardent tous les soirs d’un air inquiet, furieux, consterné ? » écrit le Huffington Post. En fait, il ne faut pas perdre de vue que, notre rôle, en tant que parent, c’est de l’aider à acquérir les compétences qui lui permettront plus tard de résoudre ses problèmes tout seul.

Jouez

On apprend toujours mieux en jouant, en créant des moments sympas. Je vous conseille vivement la lecture de ce livre créatif et drôle : « Chouette c’est l’heure des devoirs » écrit par Charles Caplette. Il propose plein de mises en scène géniales pour faire du moment des devoirs un vrai jeu.

Il propose aussi des super podcasts pour aller plus loin, comme celui-ci pour créer une super ambiance pour faire les devoirs :

J’adore ses idées : organiser une panne générale d’électricité (faire ses devoirs dans le noir, ca revient à être un peu comme un espion qui cherche des informations secrètes), faire les devoirs dans une cabane sous son bureau, faire les devoirs avec un copain…

Soyez curieux

Apprendre, c’est rester curieux. Plus l’enfant verra au quotidien que vous l’êtes, plus il le sera. Par exemple, quand vous ne connaissez pas la réponse à une question de votre enfant (genre : « Combien la France a-t-elle eu de rois ?« ), recherchez avec lui la réponse. Sur internet, dans un livre… Soyez créatifs ensemble. Partez toujours du principe qu’une question est intéressante. Vous allez voir, la recherche va être passionnante pour vous comme pour votre enfant, et même créer une forme de complicité.

Tiens, petite question pour vous : savez-vous ce que sont ces fleurs, que vous trouvez au bord des routes, dans les champs, un peu partout ?

Réponse : la berce des pré, mais qui peut se confondre avec la carotte sauvage, ou encore la petite cigüe… Oui, cette fameuse plante qui tue, celle qui a empoisonné Socrate en en 399 avant J.C. Vous allez me dire « Mais quel est le rapport avec cet article ?« . C’est parce que cette question, on se l’est posée en famille, lors d’un voyage de retour des vacances, et on l’a élucidé ensemble. Nous avons même écouté l’avis d’un passionné de la question sur internet. Bon… ca n’a pas passionné longtemps les enfants, mais, il n’empêche que, maintenant ils connaissent ces 3 plantes, et nous avons un super sujet de rigolade entre nous…

L’apprentissage de vos enfants, c’est l’occasion de re-découvrir certaines matière, certaines notions. Trouvez du plaisir vous même. En fait, si vous ne réussissez pas à trouver de l’intérêt ou du plaisir… pourquoi lui ?

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