Une méthode pour chasser les pensées négatives

Deuxième semaine de rentrée. Avec les procédures COVID, mes enfants au collège et au lycée n’ont plus le droit de sortir dans le couloir aux inter-cours. On leur demande en plus, lors des récréations, de ne pas se mélanger aux autres classes. Terrible pour des adolescents avides de liens social. Et encore plus terribles pour les miens, car aucun d’entre eux n’a de copain dans sa classe cette année. Ils ont tous été séparés !

Autant vous dire que la morosité est grande chaque soir à la maison : ce qui faisait pour eux une grande partie du côté positif de l’école (les copains) disparait ! Comment leur faire quitter leurs idées noires ?

J’ai découvert un article du site psychologies.com qui présente une méthode issue des travaux de Byron Katie et de son livre intitulé « aimer ce qui est« .

Quand une ou plusieurs pensées négatives surviennent, Byron Katie propose de travailler en 7 étapes :

1/ On commence par poser sur papier toutes les phrases qui nous traversent la tête au sujet de la situation qui nous affecte. Dans cette étape, il faut se lâcher.

Exemple : « Je n’aime pas l’école. » « Je ne me ferai jamais de copains dans cette classe. » « Cette année va être horrible. »

Ensuite, nous allons maintenant prendre ce qui a été écrit précédemment, une phrase à la fois et nous poser 4 questions :

2/ “Est-ce vrai ?”
C’est une manière de se poser la question vraiment. D’y réfléchir en essayant d’être honnête avec soi-même. Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse. C’est oui, ou c’est non. Si, après ce temps de réflexion, on pense que ce n’est pas vrai, on passe à la phase 4.

Sinon, on passe à la phase 3.

3/ “Pouvez-vous absolument savoir si c’est vrai ?”
Cela permet de définir que ce n’est peut-être pas LA vérité, mais notre vérité. Cela ouvre une première brèche dans cette pensée.

Reprenons notre exemple : « Cette année va être horrible. ». Puis-je vraiment absolument savoir si c’est vrai , Non, je ne peux pas car je ne peux pas vraiment prédire l’avenir.

4/ “Quelle réaction suscite en vous cette pensée ?”
C’est quelque chose qu’il faut ressentir : comment je me sens quand je me dis cette phrase, comment j’agis (ou pas). Cela met en évidence que cette pensée conditionne notre ressenti émotionnel et notre comportement.

« Cette année va être horrible. » -> je suis triste, désemparé, en colère. Je n’ai pas envie de travailler, de faire des efforts.

5/ “Qui seriez-vous sans cette pensée ?”
Imaginez-vous libéré d’un tel scénario. Que feriez-vous de différent ? Comment cela changerait-il ? Cela peut paraître abstrait.

« Cette année va être horrible. »-> sans cette pensée, je serais souriant, j’aurais envie de me lever le matin pour aller à l’école…

6/ Retournez votre phrase. Comment cela marche ? Quand la pensée a une formulation négative, on la formule de manière positive. Quand elle concerne les autres, on la reformule pour qu’elle nous concerne nous. Ces retournements nous permettent de trouver des alternatives qui sont « vraies » pour nous. L’objectif est de voir les choses autrement et nous détacher de la pensée initiale.

Exemple : «Cette année va être horrible.» peut devenir « « Cette année va être géniale. » », « Je devrais aimer cette année », « Je peux rendre cette année super« , « Cette journée s’est bien passée« … modifiez l’affirmation initiale à votre guise jusqu’à ce que vous trouviez une phrase qui vous touche le plus.

7/ enfin on recherche 3 situations ou cette pensée retournée est vraie voire même plus vraie que la première.

Lorsqu’on fait ce travail, on s’aperçoit que nos pensées ne sont qu’un versant de de la réalité. Qu’on peut tout à fait regarder différemment. Le cœur du message de Byron Katie est que nous ne devons pas changer le monde autour de nous pour être heureux, mais questionner et, éventuellement, changer nos pensées. Parce que « Quand on se bat contre la réalité, on perd, mais seulement 100 % du temps. » (Byron Katie). C’est tellement vrai !

Bon…. pour que cela marche, il est nécessaire d’avoir envie de changer son état. On ne peut pas le faire à la place de l’autre 🙂 Ce n’est pas sûr que cela marche avec mes enfants. Mais je vais tester 🙂

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