Réflexions et analyses

S’appuyer sur ses émotions pour faire un choix

Pas facile de faire des choix. Or, nous en avons de plus en plus. Voici une méthode pour décider plus facilement...

Avoir trop de choix nuit dangereusement à la santé…

Je ne sais pas vous, mais j’ai beaucoup de mal à faire des choix 🤪.

Or, je me retrouve à faire sans cesse des choix : le choix du repas, du modèle de téléphone, d’aller au bureau ou rester en télétravail… Jusqu’au papier WC qu’il faut choisir ! C’est dingue, non ?

Surtout que chaque choix nous coûte en énergie mentale…

Avec l’orientation des enfants, je trouve que cette notion de choix atteint des dimensions… abyssales : pensez donc, plus de 19 500 cursus de formation proposés dans Parcoursup. Et ca, ce n’est QUE Parcoursup. Parce qu’il y a aussi toutes les formations privées, qui ne rentrent pas dans ce cadre ! 😱

Vous imaginez ? 19 500 formations ?

Comment faire un choix avec un éventail aussi large ??

Et surtout, comment demander à un jeune de 17 ans, qui ne sait pas quoi faire de sa vie (et d’ailleurs à plus de 40, on ne le sait pas toujours non plus 🤪), de choisir parmi ces 19 500 formations ???

Trop de choix nuit à la santé

Dans la vidéo ci-dessous, Barry Schwartz explique bien pourquoi augmenter le choix n’augmente pas le bonheur

  • D’abord parce que ca paralyse : comment faire un choix quand on se trouve devant des centaines d’options ? Personnellement, je me suis souvent retrouvée coincée au restaurant à peser les options les unes après les autres… et à devoir faire un choix un peu au pif lorsque le serveur arrive.
  • Ensuite parce que, même si on a réussi à faire un choix, on reste souvent insatisfait en se demandant si le choix d’à côté n’aurait pas été meilleur…
  • Enfin, parce qu’avec tous ces choix, on se dit qu’il y en a forcément un qui est parfait… or, la perfection, on le sait, ca n’existe pas !

J’aurais envie de rajouter à cette liste que faire des choix épuise mentalement. C’est d’ailleurs pour réduire le nombre de choix qu’ils ont à faire dans une journée que de nombreux entrepreneurs comme Steve Jobs ont décidé de s’habiller tous les jours de la même manière. Et hop, un choix en moins ! Qu’est-ce que ca repose !

On vit dans une société où les choix se multiplient. Alors, comment on fait ?

Le paradoxe de Fredkin

Vous allez me dire, il faut procéder par ordre et réduire le champ des hypothèses : retirer les matières qu’il n’aime pas, s’orienter vers ce qu’il aime…

Et bien même lorsqu’on a réussi à réduire au maximum les choix, que les choix qui restent font partie de ce qu’on aime le plus, cela reste difficile de faire un choix.

Ce phénomène a un nom : cela s’appelle le paradoxe de Fredkin, du nom de son découvreur, Edward Fredkin. Il décrivait ce phénomène de la façon suivante : « Dans une situation où un choix doit être fait, plus les options sont séduisantes, plus il est difficile de choisir mais moins les conséquences deviennent importantes.« 

Alors comment faire pour surmonter ce paradoxe ?

Le meilleur moyen est de considérer le choix qui minimisera le plus nos regrets futurs.

On a souvent tendance à prendre en considération le facteur succès/échec ou encore bonheur/douleur. Et de vouloir rationaliser à tout prix nos choix.

Il semble que la meilleure façon de prendre des choix est plutôt de se projeter et de s’imaginer les potentiels regrets une fois notre choix fait. Parce que nos échecs et nos douleurs sont momentanés. Les regrets, eux, peuvent nous hanter bien plus longtemps.

Ed Batista prône de porter une attention particulière à nos émotions et aux sentiments qui accompagnent la décision, et encore mieux, aux émotions futures que la décision va engendrer.

C’est d’ailleurs ce que propose Marie Kondo, créatrice d’une méthode pour ranger sa maison. Elle préconise, si on hésite à se séparer d’objets ou de vêtements, de ne garder que ceux qui nous « apportent de la joie ».

Alors pour cela, j’ai découvert une technique marrante : la technique du pendule ou de la pièce.

Vous êtes face à un choix que vous ne savez pas faire. Prenez un pendule ou une pièce et laissez le sort décider. Et ensuite soyez attentif à vos émotions. Si ce que la pièce ou le pendule vous présente génère en vous une émotion négative, c’est que c’était l’autre choix que vous vouliez 🙂

Bon, et évidemment, il faut choisir en fonction des conséquences que chacune des options impliquent : quels efforts sommes-nous prêt à fournir pour que la décision que nous prenons s’avère la bonne ? Parce que c’est nous, in fine, qui faisons que le choix est bon ou mauvais….

À propos Valérie

Je m’appelle Valérie, je suis mariée, mère de 3 enfants, et entrepreneure. J’ai co-fondé WeNow, une start-up qui vise à réduire l’impact des déplacements en voiture sur la planète. Pour en savoir plus sur cette aventure : wwww.wenow.com Multi-passionnée, je m’intéresse en particulier à la pédagogie, au développement personnel et à tout ce qui touche aux sciences comportementales ou aux travaux sur le cerveau. Fin novembre 2018, j’ai suivi le forum « Wake up, ou comment arrêter de vivre sa vie à moitié endormie ». J’ai décidé que je voulais vivre une année extraordinaire. Pour cela, je pose des actes à la hauteur de mes ambitions, pour être « le changement que je veux voir dans le monde » comme le suggérait Gandhi.

2 comments on “S’appuyer sur ses émotions pour faire un choix

  1. Bonjour,

    C’est amusant, je lisais votre article et je me suis dit que j’allais vous décrire ma méthode de décision, et voilà… vous la citez en exemple, la méthode de la pièce de monnaie. Elle marche très bien s’il faut choisir ente deux choses. Il faut juste veiller à son ressenti intérieur face au choix proposé par la pièce et ensuite suivre son ressenti et non pas nécessairement la pièce. Ainsi c’est l’intuition; cœur qui décide et c’est ce choix qui convient le mieux.
    Et si ça ne marche pas bien, on peut toujours essayer de rebrousser chemin. Nul n’est parfait!
    Belle journée à vous
    Bernard

    Aimé par 1 personne

    • 🤩 Ca fait plaisir de découvrir que cette méthode est déjà utilisée 🙂 Merci pour votre commentaire. Le plus dur, je crois, c’est d’être attentif à son émotion…

      J’aime

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