Réflexions et analyses

Apprendre à bien respirer

Etre attentif à sa respiration et à la qualité de celle-ci permet de retrouver de l'énergie, mais aussi du bien-être. Et la qualité de la respiration dépend de notre capacité à conserver du CO2...

Respirer est tellement banal qu’on ne s’en occupe pas beaucoup.

Pourtant l’oxygène est la nourriture de nos cellules.

Donc bien respirer permet de mieux se nourrir.😀

Etre attentif à sa respiration et à la qualité de celle-ci permet de retrouver de l’énergie, mais aussi du bien-être. Notamment parce que la respiration est un outil très utile pour activer le nerf vague.

La respiration, comment ca marche ?

En fait, il existe deux parties dans notre respiration :

  • une partie visible : la respiration avec les poumons, qui est le fait de faire entrer de l’oxygène et faire sortir le CO2
  • une partie invisible : la respiration de nos cellules, qui consiste, elle, à alimenter les cellules en oxygène et à expulser le produit de l’activité de la cellule, à savoir le CO2.

Une des fonctions principales de la respiration, c’est d’amener de l’oxygène à nos cellules. 

On a l’impression, donc, que si nous respirons plus ou plus vite, nous amenons plus d’oxygène à nos cellules.

Donc il faudrait respirer plus vite lorsqu’on fait du sport…

Pour s’oxygéner, nos cellules ont besoin de CO2

Paradoxalement, brasser plus d’air empêche en fait l’oxygène d’être utilisé par les cellules.

Ce paradoxe s’explique par l’effet Bohr, identifié en 1904 par le physiologiste danois Christian Bohr.

D’après « l’effet Bohr », nos cellules ont besoin d’avoir du CO2 dans le sang pour mieux s’oxygéner (c’est contre-intuitif, non ?).

➡️ L’explication en est la suivante :

  • l’oxygène est transporté dans le sang par l’hémoglobine.
  • Pour que les cellules soient oxygénées, il faut que l’hémoglobine relâche plus d’oxygène aux cellules.
  • Or plus une cellule est chargée en CO2, plus elle attire d’oxygène.
  • Donc il faut plus de CO2 pour que les cellules utilisent plus d’oxygène.

Si vous voulez imaginer la situation, imaginez l’hémoglobine arrivant à la cellule avec son chargement en oxygène. Elle propose son chargement à la cellule, mais veut être payée avec du CO2.

Pas de CO2 pour l’hémoglobine, pas d’oxygène pour la cellule ! 👇(source)

A partir d’une certaine quantité de CO2, le cerveau déclenche le besoin d’inspirer

Respirer est un phénomène automatique : à un moment donné, le cerveau envoie aux poumons le signal du besoin de respirer, comme une nécessité, un réflexe de survie.

Et savez-vous ce qui déclenche ce besoin ?

Non pas le manque d’oxygène, comme on pourrait le croire.

Mais lorsqu’un certain niveau de CO2 est atteint (encore un truc contre-intuitif !).

A ce moment-là, tout l’oxygène qui n’a pas trouvé de partenaire CO2 ne sera donc pas utilisé.

Donc, plus on va être capable de tolérer des taux importants en CO2, plus tard le cerveau déclenchera le besoin de respirer, plus nos cellules consommeront d’oxygène.

Le CO2 est considéré comme un déchet… c’est effectivement le résultat de l’activité des cellules. Mais il est en fait bien plus que ca ! Plus nous avons une capacité à tolérons le CO2, plus les globules rouges donneront de l’oxygène aux cellules.

Autrement dit, un faible seuil de tolérance au CO2 induit une faible oxygénation, même si l’on prend de profondes inspirations.

Pour mieux oxygéner ses cellules, il vaut mieux respirer… moins !

Respirer plus

  • ne fait pas augmenter l’oxygène dans notre sang (comme il y a déjà un taux proche de 100%, il est donc difficile d’augmenter en respirant plus)
  • et réduit la quantité de CO2 dans notre sang.

Donc respirer plus ou plus vite empêche de bien oxygéner les cellules !

La manière dont on respire a aussi un impact sur notre psychique

Et non seulement la tolérance au CO2 va donc conditionner notre rythme respiratoire, mais il aura aussi un impact sur notre vie psychique :

  • plus notre rythme respiratoire est rapide, plus nous sommes agité, anxieux, fatigué, stressé et limité ;
  • À l’inverse plus notre rythme respiratoire est lent, plus nous sommes calme, énergique, créatif et ouvert.

Changer sa respiration

Pour améliorer notre bien-être global, il est donc important de reculer le seuil de déclenchement de l’inspiration, c’est-à-dire apprendre à vivre avec des taux de CO2 plus élevés dans l’organisme (il existe même des tests pour savoir quel degré de tolérance nous avons à conserver du CO2).

Pour cela, le type de respiration idéal est une respiration qui nous habitue à conserver du CO2 dans le sang (pas simple quand on est asthmatique, mais cette capacité s’entraine, et cela pourrait même réduire les troubles liés à l’asthme 😳).

Les 3 principes d’une respiration efficace

1/ courtes inspirations, longues expirations

Favoriser une expiration plus longue que l’inspiration, en se relâchant dans l’expiration.

2/ respirer par le nez

On a tendance à respirer par la bouche. Surtout quand on fait de l’exercice.🤪

En fait, quand on respire par la bouche, la respiration est généralement plus rapide et on inspire beaucoup d’air.

Respirer par le nez est bien meilleur :

  • le débit d’air est moins important par le nez que par la bouche, cela ralentit la respiration
  • cela filtre l’air
  • cela permet à l’air de se mélanger à l’oxyde nitrique dans les fosses nasales, ce qui amène une meilleure assimilation de l’oxygène
  • cela crée une légère résistance qui permet de renforcer le fonctionnement du diaphragme
  • La respiration est plus lente et profonde, ce qui induit un état de détente et permet de rester calme et de mieux résister au stress sur le long terme
  • l’air est filtré et réchauffé avant de pénétrer dans les poumons.
  • l’air passe dans les sinus et vient stimuler le cerveau, favorisant son bon fonctionnement.

Note : je trouvais désagréable de respirer par le nez en faisant du sport, parce que j’avais « le nez qui coule » : j’ai découvert que c’était une réaction normale à la friction de l’air, et que cela contribuait à un bon nettoyage 🤪

3/ rester en pause, poumons vides

Rester en pause poumons vides (sans bloquer l’expiration), tant que l’on ne ressent pas le besoin de réinspirer, MAIS ne pas forcer.

Dès que le moindre besoin de respirer se fait sentir, on se laisse respirer. Notre capacité à garder plus de CO2 dans le sang (donc libérer plus d’oxygène) va se développer avec l’entraînement.

Si nous haletons, c’est que nous avons trop retenu l’air.😁

Quelques liens sources :

À propos Valérie

Je m’appelle Valérie, je suis mariée, mère de 3 enfants, et entrepreneure. J’ai co-fondé WeNow, une start-up qui vise à réduire l’impact des déplacements en voiture sur la planète. Pour en savoir plus sur cette aventure : wwww.wenow.com Multi-passionnée, je m’intéresse en particulier à la pédagogie, au développement personnel et à tout ce qui touche aux sciences comportementales ou aux travaux sur le cerveau. Fin novembre 2018, j’ai suivi le forum « Wake up, ou comment arrêter de vivre sa vie à moitié endormie ». J’ai décidé que je voulais vivre une année extraordinaire. Pour cela, je pose des actes à la hauteur de mes ambitions, pour être « le changement que je veux voir dans le monde » comme le suggérait Gandhi.

0 comments on “Apprendre à bien respirer

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :