Réflexions et analyses

Mieux vaut enthousiasmer que faire peur

Les émotions positives élargissent nos perceptions et nous permettent d'être plus créatifs et efficaces...

On se pose souvent la question de la carotte 🥕 ou du bâton.

Faut-il faire peur aux gens pour les faire bouger ou au contraire les motiver ?

Faut-il menacer un enfant ou au contraire lui donner envie ?

Les émotions positives élargissent nos perceptions et nous rendent créatifs

Des recherches scientifiques menées par des chercheurs en psychologie positive ont démontré qu’il ne se passe pas la même chose dans notre cerveau quand on ressent des émotions négatives ou quand on ressent des émotions positives.

Pour Barbara Fredrickson, l’une des figures de proue de la recherche en émotions positives, les émotions positives élargiraient nos capacités attentionnelles, nous permettant de voir les situations de manière plus globale, tandis que nos émotions négatives nous focaliseraient sur ce qui ne va pas, ou qui nous fait peur, nous éloignant ainsi des solutions possibles.

Les émotions négatives nous rendent très concentrés sur un sujet.

Les émotions négatives restreignent nos perceptions et notre manière de penser, principalement en concentrant l’attention sur le stimulus qui a déclenché l’émotion : le chien menaçant, l’ennemi détesté, l’examinateur, le client, le N+1 ou simplement les conséquences négatives de l’échec.

Les émotions positives, elles, élargissent notre perception, nous permettant ainsi de percevoir ce qui n’était pas visible auparavant, et de rassembler des idées et des informations dans de nouveaux moyens créatifs et utiles.

Cet « effet d’élargissement » est un phénomène biologique :

  • les émotions positives inondent notre cerveau de dopamine et de sérotonine, hormones qui ne font pas que contribuer à notre bien-être, mais dynamisent en outre nos facultés d’apprentissage. Elles nous aident à classer de nouvelles données, à les stocker plus longtemps dans notre cerveau et à les récupérer plus vite ultérieurement.
  • elles favorisent les connexions neuronales et améliorent ainsi notre aptitude à l’analyse complexe et à la résolution de problèmes et nous permettent d’entrevoir et d’inventer de nouvelles façons d’agir.
  • elles modifient la manière dont nous voyons le monde : au sens figuré comme au sens propre. L’université de Toronto aurait même déterminé que plus nous sommes heureux, mieux nous voyons ce qui nous entoure. Notre champ de vision est moins étroit.

Une émotion positive peut être déclenchée par des petites choses

Dans son livre « Power patate« , Florence Servan-Schreiber, raconte une expérience scientifique étonnante.

Des grands pontes de la médecine ont été réunis. Ils ont été séparés en 2 groupes. Les mêmes dossiers de patients ont été confiés aux deux groupes. Sauf qu’un groupe a reçu un petit truc positif en plus. Les deux groupes ont réussi à poser des diagnostics pertinents. Mais le groupe qui avait reçu ce petit truc positif a eu besoin de moins de temps.

Et savez-vous ce qu’était ce « petit truc positif » en plus ?

On leur a simplement offert une sucette 🍭 avant l’expérience !

Oui, une sucette.😬

Comme quoi il suffit de peu de choses pour mettre quelqu’un dans un état d’esprit positif.😅

« Un compliment, une bonne nouvelle, une attention ou l’évocation de quelque chose de drôle ou bienveillant comme entrée en matière change absolument tout. Cherchons des idées qui s’appliquent aux situations que nous vivons à la maison, au travail, avec nos enfants ou nos amoureux. Dans un séminaire, poser un chocolat à la place de chacun en guise de bienvenue ; dans une classe, prendre un instant pour demander aux élèves de se remémorer quelque chose de plaisant de leur soirée la veille ; à un interlocuteur inconnu, dire quelque chose sur soi ou sur la situation plaisante qui fera sourire. Les ambiances de nos intéractions sont déterminantes et, en réalité, simples à améliorer. Un regard posé autrement fait fonctionner le cerveau à plein régime. Et tout cela de façon parfaitement naturelle. » conclut Florence Servan-Schreiber.

Une autre chercheuse en psychologie positive, Ilona Boniwell, recommande, par exemple, de chercher volontairement des émotions positives avant un entretien qui s’annonce tendu. Parce que si on a souri ou ri avant, notre esprit sera plus créatif pour trouver une solution. Tout le contraire d’un cerveau sous l’emprise d’une émotion négative qui ne réussira pas à trouver d’autre solution.

Changer notre manière de mettre les autres en mouvement

Savoir que les émotions positives permettent réellement un fonctionnement plus optimal de notre corps et de notre cerveau est hyper intéressant.

Intéressant pour nos relations avec nos enfants (faut-il les menacer de les punir ou les mettre en joie ?).

Intéressant pour nos relations avec les autres (et notamment en entreprise).

Intéressant également dans le cadre de grands sujets de société, comme le réchauffement climatique.

Il est de bon ton de traiter ce sujet de manière catastrophique en mettant l’accent sur la peur. Est-ce la bonne manière de mettre les gens en route ?

Si on en croit les chercheurs, ce n’est pas la bonne manière.

Les émotions négatives nous aident à gérer une menace immédiate pour notre survie.

Mais le réchauffement climatique n’est pas une menace vraiment « immédiate ». Au rythme de la Terre, oui.

Pas à notre échelle humaine.

Il serait plus efficace de rechercher une manière de générer des émotions positives pour mettre à profit la somme de nos cerveaux pour apprendre, créer, trouver de nouvelles manières pour faire les choses, aider les autres, se réaliser, s’améliorer.

À propos Valérie

Je m’appelle Valérie, je suis mariée, mère de 3 enfants, et entrepreneure. J’ai co-fondé WeNow, une start-up qui vise à réduire l’impact des déplacements en voiture sur la planète. Pour en savoir plus sur cette aventure : wwww.wenow.com Multi-passionnée, je m’intéresse en particulier à la pédagogie, au développement personnel et à tout ce qui touche aux sciences comportementales ou aux travaux sur le cerveau. Fin novembre 2018, j’ai suivi le forum « Wake up, ou comment arrêter de vivre sa vie à moitié endormie ». J’ai décidé que je voulais vivre une année extraordinaire. Pour cela, je pose des actes à la hauteur de mes ambitions, pour être « le changement que je veux voir dans le monde » comme le suggérait Gandhi.

0 comments on “Mieux vaut enthousiasmer que faire peur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :